Dans l’ensemble des démocraties occidentales nous sommes devant des symptômes grave de dysfonctionnement de la démocratie autant dans la sphère politique que dans
toutes sortes d’institution sociale. Le comportement oligarchique de nos élites politiques au niveau national mais aussi local en est un des symptômes.
« Ce qui constitue la vraie démocratie ce n’est pas de reconnaître les égaux, mais d’en faire » C’était la représentation de la démocratie par
Gambetta. Est ce que nos élites politiques de gauche, par leurs pratiques oligarchiques ont-elles répondu à cet idéal démocratique ?
Le self gouvernement est l’idéal démocratique, la tradition moderne la considère, à juste titre irréalisable. C’est la raison de la règle de délégation et l’origine
de l’émergence des chefs légitimés par voie électorale et payés par l’Etat. C’est la même chose dans les organisations politiques avec les permanents rémunérés. La tâche principale pour les
hommes politiques, au sein de la routinisation du pouvoir, n’est pas de créer des citoyens ou même des militants, mais d’imposer une élite dirigeante composée de professionnels de la chose
publique. Ils ne cessent de garder la mainmise sur les appareils partisans et de faire le vide militant autour d’eux. Afin de préserver leurs intérêts personnels. Le choix des candidats dépend
d’une minorité qui considère l’électorat, local ou pas, comme une propriété de famille (politique ou de courant politique). Ce processus est le premier symptôme du passage de la démocratie de
masse à la démocratie héréditaire. La lutte entre chefs (jalousies, rivalités, ambitions) pousse à développer une activité aussi énorme que futile. C’est une erreur de croire que ce sont les
foules qui rejettent les hommes de pouvoir, ce sont eux qui se persécutent et se dévorent.
Que les partis de droite soient oligarchique ne choquent ni leurs électeurs ni les foules. Ils ont toujours fonctionné de cette manière. L’homme providence est une
notion bien ancrée dans leur culture. Si le PS veut reconquérir les foules, il doit sortir de ce fonctionnement oligarchique. Il gagnera en transparence et retrouvera son identité culturel et
politique. Celui d’un parti qui défend le tiers exclu c'est-à-dire les perdants du système. Ceux qui ont besoin qu’on les aide pour vivre dignement. La lutte pour arriver au pouvoir n’est pas une
fin en soit, mais l’élaboration et la création d’une société nouvelle ou chaque individu à sa place tout en s’épanouissant au sein de la collectivité tout en garantissant la libre entreprise doit
être l’objectif de notre parti.
Alors que les jeunes actif subissent de plein fouet la
crise, et connaissent au quotidien : précarité de l’emploi et période récurrente de chômage ; Nicolas Sarkozy leur propose d’étendre le RSA
« chapeau » en place, c'est-à-dire celui versé au travailleur pauvre, au moins de 25 ans. En effet avec un taux de chômage de 23,9 % à la fin du deuxième
trimestre, cette classe d’âge est de loin la plus frappée par la crise en France. Cela s’explique d’une part l’allongement de la durée des études et de la forte précarité qu’ils subissent sur le marché du travail. Aussi leur niveau de vie augmente aujourd’hui moins vite
que celui du reste de la population.
Jusqu’ici totalement exclus du dispositif du revenu de
solidarité actif, RSA, les 18-25 ans vont pouvoir en bénéficier ; mais pour cela, ils devront
avoir travaillé deux ans à temps complet, ou une durée équivalente, au court des trois dernières années. En
réalité, seule une faible minorité des jeunes Français seront en mesure de le percevoir. Plus de 20% des 18-24 ans vivent aujourd'hui sous le seuil de pauvreté, mais seulement 2% des jeunes pourront toucher ce revenu. Le nombre de jeunes
concernés est évalué à 160 000, sur les 8,1 millions de jeunes français.
Ce dispositif apparaît alors comme un leurre.
Ce choix va laisser de côté les jeunes les plus en difficultés.Il ne prévoit rien pour ceux en rupture de formation ou en insertion sociale.
Le plan jeune du président de la République est décevant car doté de
moins de 500 millionsd'euros, il est insuffisant face au besoin pour l'entrée dans la vie
active des 16-25 ans et ne réponds pas aux besoins réels de toute la jeunesse d’aujourd’hui. Ce dispositif manque
d’une réelle ambition : réussir l’insertion professionnelle de tous les jeunes.
Vendredi 18 Septembre 2009
19h00 Maison des associations, Rue Redien
AURAY
AG de présentation des contributions
Dans le cadre de la préparation du congrès du MJS qui aura lieu à Grenoble les 20, 21 et 22 Novembre, les groupes politiques du MJS présentent à la federation du MJS.56 les textes qu'ils
ont déposé lors du conceil national du 20 et 21 Juin.
Le
président de la République a entériné au sommet de Strasbourg début avril le retour de laFrance dans le commandement intégré de l’OTAN.
Le premier ministre a du engager la responsabilitéde son gouvernement pour
répondre aux contestations des parlementaires.
Il s’agissaitpour l’exécutif d’éviter un refus du parlement sur une question qui
a surtout force de symbole,mais qui prouve la
contradiction du gouvernement en matière de défense européenne.{Lire la suite}
<a title="L'Europe à gauche, maintenant !" href="http://jeunes-socialistes.eu/"><img
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